Vous trouverez dans cet article les principales interventions de madame Bouillon et monsieur Costes lors des débats et votes des délibérations proposés au conseil municipal. Vous pouvez prendre connaissance de l’ordre du jour complet des délibérations en cliquant sur le lien note de synthèse du conseil municipal du 25 septembre 2015.

  • Délibération: Développement Durable–Territoire à énergie positive pour la croissance verte (TEPCV) – Approbation du projet de convention

Intervention de madame Bouillon:

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Tout travaux qui améliore l’isolation et la consommation d’énergie sont intéressants, mais nous aurions aimé avoir plus d’informations sur le premier poste, « aménagement des bâtiments communaux pour la maitrise des consommations d’énergie ».

Puisque les travaux sont chiffrés à 749 575€, la liste des bâtiments et des réfections envisagés doit être connue avec précision.

Les économies résultantes de ces travaux, en % des coûts actuels, ont certainement été également estimées et chiffrées. Dommage que nous n’ayons pas eu ces données.

J’espère que pour la solidité du dossier elles seront détaillées. 

Quant à l’objectif sur les pistes cyclables, nous aurions aimé participer à la réflexion  sur vos choix.

Nous sommes étonnés que la mise en sécurité des points de dangerosité répertoriés depuis longtemps par les utilisateurs ne soit pas dans ce programme.

Enfin l’alternative à la voiture passe aussi par l’installation de parkings vélos dignes de ce nom. Or il y a un manque flagrant de parkings vélos à des points stratégiques et très fréquentés, comme par exemple à la maison pour tous, à l’entrée du marché de Sion quand on arrive côté Terre Fort, et bien d’autres encore. Ces  parkings à vélos sont également absents de votre programme.

La chasse aux subventions en ces périodes de restriction budgétaires se comprend, mais cet argent est celui de la collectivité et il est dommage que cette subvention  soit demandée sur un dossier  si léger.

Nous voterons pour, même si, pour nous, le dossier proposé manque d’ambition, surtout au vu du travail déjà effectué par la municipalité précédente sur l’Agenda 21.

Réponse de monsieur Boudelier

Aucun élément de réponse sur le détail des 749 575€ de travaux ou les pistes cyclables prévues dans cette délibération. La réponse de monsieur Boudelier s’est contentée de généralités sur l’intérêt de demander cette sunvention agrémenté de beaucoup d’autosatisfaction.

  • Délibération: Restauration Collective – Adhésion au réseau « Manger local, ce n’est pas banal »

Intervention de madame Bouillon:

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« Manger bio et local, c’est pas banal » est un slogan lancé par le GAB (Groupement des Agriculteurs Biologiques), slogan qui parle bien aux consommateurs.

Ce  vocabulaire a été récupéré pour créer le réseau « manger local, c’est pas banal ».

Vous constaterez que dans cette copie, le mot « bio » a disparu. Seul reste le mot  « local ».

Manger local, c’est une attente de la société.

Mais de quel manger local parle t’on dans ce réseau ?

La production locale visée est elle celle du GAEC de l’Aiguillon sur Vie qui, pour cacher un élevage intensif de bovins et de porcs, s’apprête à faire une usine de méthanisation ?

La  production locale invoquée concerne t’elle aussi l’usine à cochons du Poiroux, décriée même par notre député Moreau ?

On voit que manger local ne donne aucune garantie sur la  qualité alimentaire fournie  aux collectivités.

Le seul objectif de consommer local, sans le relié à la qualité des produits  alimentaires est donc une erreur, une supercherie.

L’engagement de la municipalité précisé dans la fiche 26B de l’Agenda 21 est : Il faut  «accompagner l’émergence d’un réseau d’agriculteurs biologiques » .

Lors du conseil municipal du 13 février 2015, nous avons voté la délibération 2015-21 pour renouveler la convention de partenariat entre la ville et le GAB85, convention qui existe depuis 2005.

Depuis quelques années, un travail important a été fait entre le restaurant scolaire de Saint Hilaire de Riez et le GAB sur l’approvisionnement en produits bio et  locaux.

Or à ce jour, la consommation de produits bio, après une progression depuis 2005, est à nouveau en baisse dans nos cantines.

Alors plutôt que de multiplier les partenariats et les conventions, travaillons avec les partenaires locaux déjà identifiés et qui fournissent des produits de qualité. Consultons les associations de circuits courts également actives et présentes sur notre territoire et arrêtons de faire des milles feuilles de documents inefficaces avec les uns et les autres.

Pour toute ces raisons, nous voterons contre cette adhésion, non par refus du local mais parce que nous souhaitons offrir à tous les citoyens de la qualité alimentaire et que ce réseau « Manger local, c’est pas banal » ne nous en donne aucune garantie.

Étonnante intervention d’un élu de la majorité, monsieur Samuel Girard:

« c’est pas parce que l’on mange bio que l’on mange sainement. Le bio c’est juste une méthode d’agriculture. Je ne sais pas si vous connaissez les mycotoxines qui sont présentent dans les céréales; elles sont beaucoup plus présentes dans l’agriculture biologique que dans l’agriculture conventionnelle. Au niveau d’un certain seuil, elles deviennent cancérigènes. Ce n’est pas parce que vous mangez bio que vous mangez sainement ».

Monsieur Girard, nous vous suggérons le slogan suivant :

« CONTRE LES MYCOTOXINES, OSONS LES PESTICIDES »

  • Délibération: Culture – Convention de don d’oeuvre d’art entre la Ville de Rezé et la Ville de Saint-Hilaire-de-Riez.

Intervention de madame Bouillon:

 Je voudrai juste à ce sujet apporter une précision et rendre hommage à la société des amis d’Henri Simon.

C’est cette association qui a eu vent de la démolition de l’école de Rezé et en conséquence de la fresque « la flûte enchantée » réalisée par Henri Simon avec le 1 % de la loi Malraux.

Des membres de cette association sont alors entrés en contact avec la ville de Rezé et ont fait les premières démarches pour sauver la fresque. La ville de Saint Hilaire a alors pris le relais et passé cette convention.

Il est important de le préciser pour montrer combien les associations par leur connaissance pointue dans différents domaines peuvent apporter à la collectivité.

  • Délibération: Ressources Humaines – Création d’un poste d’administrateur territorial/Suppression d’un poste d’attaché

Intervention de monsieur Costes:

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Saint Hilaire de Riez a le triste privilège d’être la seule commune de 10 000 habitants de notre pays, à employer 2 administrateurs territoriaux, grade le plus élevé de la fonction publique territoriale que l’on retrouve dans les ministères et dans les grandes villes.

C’est le signe d’une mauvaise gestion des deniers publics, comme le démontre le rapport officiel du ministère de l’économie, des finances et des comptes publics, qui indique que la commune de Saint Hilaire de Riez a des charges de personnel de 729 € par habitant contre 636 € soit 15% de plus que les autres commune de même importance.

Monsieur Costes demande des précisions sur le salaire de l’administrateur territorial embauché ainsi que sur la rémunération prévue dans le contrat de monsieur Rulleau qui cumule le poste de conseiller communication avec sa retraite.

Réponse de monsieur Boudelier:

Monsieur Boudelier tergiverse, se retourne vers son Directeur Général des Services, mais ne donne aucun chiffre.

  • Question diverse de madame Bouillon

Mardi en réunion du CCAS, j’ai demandé à Mme Moizeau si il était prévu que la municipalité fasse un inventaire des logements disponibles pour l’accueil des réfugiés.

La réponse qui m’a été faite est que monsieur le maire réfléchissait.

Hier soir une réunion à l’appel du réseau Welcome se déroulait à Saint Gilles Croix de Vie pour organiser l’accueil des réfugiés.

Vous y aviez été convié par un courrier qui est resté sans réponse de votre part.

Des maires des communes environnantes avaient eux, répondus et étaient présents : Saint Gilles Croix de Vie,  Givrand, Le Fenouiller ; d’autres comme Brétignolles avait délégué des représentants. Le maire de Notre Dame s’était excusé.

Sur Saint Hilaire de Riez, le maire, donc vous même, n’étiez ni présent, ni excusé.

Mme Moizeau était présente mais à titre personnel, comme il l’a été précisé à cette réunion.

Hier, toujours, une vingtaine de personnes de Saint Hilaire de Riez étaient dans la salle.

Je vous demande, monsieur le maire, quand votre réflexion va t elle s’achever?

Réponse de monsieur Boudelier:

« Nous nous sommes retournés vers la préfecture qui n’a aucune solution, aucune directive de la part de l’état pour nous donner des modalités d’accueil sur notre territoire. »

Nous sommes désolé de vous contredire, monsieur le maire. Les services de l’état ont interrogé toutes les communes pour recenser celles qui voulaient participer à l’accueil des réfugiés. Un coordinateur a été nommé a la préfecture de La Roche Sur Yon pour préparer cet accueil et répondre à toutes les problématiques que se posent les communes. A notre connaissance, à ce jour, vous ne vous  êtes pas identifié auprès de la préfecture.

Question diverse de monsieur Costes

La suppression de la 3° classe de La Fradinière, qui en comptait 4 après la mise en place de la sectorisation de l’enseignement public dans notre commune, peut à terme avoir pour conséquence la disparition de l’école de ce quartier.

Le déroulement étrange et précipité des événements de cette rentrée scolaire, soulève un certain nombre d’interrogations :

-Comment se fait il que la décision de la Directrice académique de geler une classe à l’école Henry Simon se termine par un comptage et une fermeture de classe à la Fradinière ?

Nous ne pouvons rapprocher ce fait que par la volonté exprimée par certains de vouloir rationaliser l’enseignement public et le regrouper au centre bourg pour raison d’économies !!!

-Pourquoi ne pas avoir anticiper cette baisse des effectifs par des mesures de sauvegarde en réorganisant le transport scolaire ,afin de ne ramasser que les élèves du secteur géographique ?

-Pourquoi n’a t’on pas empêché les inscriptions dans les communes limitrophes ?

-Pourquoi le Maire, conseiller départemental et sénateur suppléant, n’a t’il pas mobilisé le député, le sénateur et le Président du conseil départemental pour sauver cette classe et cette école de quartier ?

L’analyse de cette rentrée démontre que l’ensemble des écoles publiques ont des problèmes d’effectifs alors qu’il y a peu, l’enseignement public représentait ¾ des effectifs scolarisés de la commune.

Nous vous demandons Monsieur Boudelier, en tant que maire de la commune, de défendre, comme vous l’avez promis lors des élections municipales, les écoles de quartier.

Réponse de monsieur Boudelier:

Mr Boudelier, hypocritement, rejette toute la faute sur l’inspectrice d’académie qui n’a pas daigné le recevoir.