Copie du communiqué de presse envoyé à Ouest France et au Courrier Vendéen:

Ouest France du 19 mai 2015« Par 2 fois en 2 mois des élus vendéens s’insurgent dans la presse contre les lois, une première fois au travers d’un article du 19 mai 2015 dans  Ouest France et une deuxième fois dans le journal de juin de la Vendée.

Dans une résolution du 30 avril 2015 ils pressentent une « menace d’une véritable vitrification » du littoral vendéen. Ils refusent « une sanctuarisation du littoral » et « sa mise sous cloche » à travers « des réglementations environnementales toujours plus nombreuses et dangereuses ».

Les lois ne seraient-elles faites que pour contrarier quelques élus ?

Quelles sont-elles ces lois ?

Natura 2000, Plan d’Action pour le Milieu Marin (PAMM), Futur Schéma Régional du Développement de l’Aquaculture Marine (SRDAM), Plan de Prévention des Risques Littoraux (PPRL), Projet de Parc Naturel Marin(PNM)…

Toutes ces contraintes sont bien dérangeantes pour ces élus qui s’impliquent dans la protection du littoral aux seules conditions que des règles trop prégnantes les empêchent d’avancer dans des projets peu scrupuleux en matière de protection  du littoral.

Cependant, en janvier 2015 Jacques Oudin (ancien élu du département) déclare : « le littoral ainsi que l’espace marin attenant sont des zones fragiles, limitées et convoitées qu’il convient de protéger au mieux de leurs spécificités. Il faut considérer l’espace terrestre et l’espace maritime qui ne forment qu’un au travers du trait de côte ».

Des nouveaux élus du département, eux, affichent un comportement de rébellion en vue d’influencer les citoyens à accepter des projets inutiles, coûteux et destructeurs pour l’environnement tel que le projet de port à Brétignolles- sur-Mer, « empêché par des normes drastiques » selon Noël Faucher conseiller départemental de Saint-Jean de Monts.

Au nom d’une solution idéale pour éradiquer la crise, il est aisé de faire croire à un monde meilleur sur notre littoral par des arguments invoquant la pression démographique et économique.

il est urgent de réfléchir à la valeur des espaces naturels protégés. Une notion de « valeur » qui doit irriguer les échanges et précisément les enrichir grâce entre autre, à la Loi Littoral du 3 janvier 1986, votée à l’unanimité, et qui  a pour ambition de sauvegarder les côtes françaises menacées par la pression immobilière, sur- consommatrice des espaces naturels et agricoles, en tenant compte de l’intérêt général et de l’avis des citoyens au lieu de s’en remettre à la seule loi du marché….

Le littoral constitue une chance parce que c’est un puissant facteur d’attractivité, un espace d’avenir par sa richesse patrimoniale, comme lieu d’activité et comme lieu de vie, mais qui crée aussi une lourde responsabilité, afin de le préserver et d’y assurer un développement maîtrisé.

Il n’est pas question d’entraver le développement de l’urbanisation et de l’attractivité économique mais de les maîtriser, de les encadrer précisément au travers des lois existantes.

Pression immobilière, urbanisation sauvage, occupation de plus en plus déstructurée de l’espace, spéculation foncière,  contournement de des lois avec comme conséquences une dégradation des paysages littoraux, un bouleversement des équilibres économiques et culturels, l’éviction de populations, jeunes surtout, et des risques sur la cohésion sociale, c’est la perspective d’un «scénario suicidaire», faute de politique volontariste.

Oubliée aussi la catastrophe de Xynthia ? Le PPRL (Prévention  des Risques Littoraux) nécessaire à préservation de vies humaines doit-il être bafoué ?

La fronde d’élus du département n’est en rien constructive et  écarte toute conciliation avec la préservation des espaces naturels, de leur habitat et de la biodiversité, enjeux majeurs à la veille de la COP 21 (Convention cadre sur les changements climatiques).

A partir de cas particuliers, remettre en cause l’économie de la loi, ce serait  « ouvrir la boîte de Pandore » !

Le président de l’Association St-Hilaire l’Océan 2020